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IAM vs PAM : en quoi la gestion des identités et celle des accès privilégiés divergent réellement

Gestion de l'identité machine

La gestion des identités et des accès (IAM) et la gestion des accès privilégiés (PAM) sont bien trop souvent considérées comme interchangeables. Elles sont liées, se recoupent et l'une s'inscrit dans le cadre de l'autre. Mais elles répondent à des questions différentes et résolvent des problèmes différents.

L'IAM est le cadre qui régit l'accès des utilisateurs aux informations critiques au sein d'une organisation. Son rôle est de garantir que les bonnes personnes disposent d'un accès adapté aux ressources appropriées. Le PAM est un sous-ensemble spécialisé de ce cadre, axé sur les comptes susceptibles de causer le plus de dégâts. Il est important de comprendre en quoi ces deux approches divergent, et cela l'est d'autant plus aujourd'hui que la plupart des identités se connectant à vos systèmes ne sont pas du tout humaines.

Cet article explique en détail en quoi consiste réellement chaque discipline, pourquoi l'accès privilégié a fait l'objet d'une distinction à part entière, et à quel moment la distinction traditionnelle entre « humain » et « privilégié » commence à s'estomper dans un environnement dominé par les machines.

Ce que sont réellement l'IAM et le PAM

Avant de les comparer, il est utile de définir clairement chacun d'entre eux et d'en délimiter le champ d'application.

Qu'est-ce que la gestion des identités et des accès (IAM) ?

La gestion des identités et des accès (IAM) est le cadre utilisé par les organisations pour garantir que les bonnes personnes disposent d'un accès approprié aux ressources technologiques. Fondamentalement, l'IAM définit et gère les rôles et les privilèges d'accès de chaque utilisateur, ainsi que les conditions dans lesquelles l'accès est accordé ou refusé. Ces utilisateurs peuvent être des salariés, des prestataires ou des clients.

L'objectif de l'IAM est de fournir une identité numérique unique à chaque individu. Une fois cette identité établie, elle doit être gérée, modifiée et surveillée tout au long du cycle de vie des droits d'accès de l'utilisateur. C'est cette gestion continue qui fait de l'IAM un pilier essentiel de la protection des données sensibles et de la réduction des risques de fuites de données et de non-conformité.

Deux concepts sont au cœur de tout système IAM :

  • L'authentificationpermet de vérifier l'identité d'un utilisateur, généralement à l'aide d'identifiants tels qu'un nom d'utilisateur et un mot de passe. Il s'agit de la première étape du processus d'octroi d'accès.
  • L'autorisationdétermine ce qu'un utilisateur authentifié est autorisé à faire, en lui attribuant des droits sur la base de politiques prédéfinies.

L'authentification permet de confirmer l'identité d'un utilisateur. L'autorisation détermine ce à quoi cette identité a accès. Les systèmes IAM gèrent ces deux étapes à l'aide de protocoles permettant de vérifier les identités et de politiques régissant les droits d'accès. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, consultez notre guide complet surla gestion des identités et des accès.

Qu'est-ce que la gestion des accès privilégiés (PAM) ?

La gestion des accès privilégiés (PAM) est un sous-domaine spécialisé de la gestion des identités et des accès (IAM) qui vise à contrôler, surveiller et sécuriser les accès des utilisateurs privilégiés, tels que les administrateurs et les cadres dirigeants. Contrairement aux outils IAM plus généraux qui gèrent les accès de l'ensemble des utilisateurs, la PAM est spécialement conçue pour les comptes disposant de droits étendus, c'est-à-dire ceux qui peuvent apporter des modifications à l'échelle du système et accéder aux données les plus sensibles.

Le PAM s'intègre au cadre IAM et ajoute un niveau de sécurité supplémentaire. Il suit et contrôle toutes les opérations effectuées avec des comptes privilégiés, impose des contrôles d'accès stricts et applique des politiques de gestion des sessions et de rotation des identifiants. En résumé, l'IAM régit l'ensemble des utilisateurs ; le PAM applique des règles plus strictes aux comptes présentant le plus de risques.

Pourquoi PAM s'est-il séparé au départ ?

Si la gestion des accès (PAM) fait partie de la gestion des identités et des accès (IAM), pourquoi existe-t-elle en tant que discipline à part entière ? La réponse tient au risque. Un compte utilisateur standard, s’il est compromis, expose les données et les autorisations d’une seule personne. Il en va tout autrement d’un compte privilégié. Ces comptes peuvent effectuer des modifications de configuration de grande envergure, accéder aux dossiers clients et à la propriété intellectuelle, et se déplacer d’un système à l’autre d’une manière impossible pour les comptes ordinaires.

Ce rayon d’impact démesuré exige des contrôles que le système IAM classique n’a jamais été conçu pour fournir. Les organisations ont réagi en dotant les comptes privilégiés de mesures de sécurité supplémentaires : le suivi des sessions, afin que chaque action privilégiée puisse être observée ; l’audit, afin de pouvoir reconstituer l’activité a posteriori ; et la rotation des identifiants, afin de limiter la durée d’utilité d’un mot de passe volé. Telles sont les fonctionnalités que le PAM ajoute aux fonctions de base d’authentification et d’autorisation déjà gérées par l’IAM.

La distinction ne réside pas tant dans la nature différente des utilisateurs que dans l'ampleur différente des conséquences. Lorsque le coût de la compromission d'un seul compte peut avoir des conséquences catastrophiques, les mesures de contrôle standard ne suffisent pas.

Comparaison des capacités

Une comparaison côte à côte montre sur quels domaines chaque discipline concentre ses efforts.

Fonctionnalités essentielles de la gestion des identités et des accès (IAM)

Les programmes IAM s'articulent autour d'un ensemble de composants et de pratiques permettant de gérer les accès pour l'ensemble des utilisateurs :

  • Authentification unique (SSO) :permet à un utilisateur d'accéder à plusieurs applications à l'aide d'un seul jeu d'identifiants, ce qui réduit la fatigue liée à la gestion des mots de passe et les failles de sécurité liées aux identifiants.
  • Authentification multifactorielle (MFA) :nécessite au moins deux facteurs de vérification, combinant à la fois quelque chose que l'utilisateur connaît, quelque chose qu'il possède et, parfois, quelque chose qui le caractérise.
  • Contrôle d'accès basé sur les rôles (RBAC) :limite l'accès en fonction du rôle de l'utilisateur, en appliquant le principe du « privilège minimal » qui consiste à n'accorder aux utilisateurs que les droits d'accès strictement nécessaires à l'exercice de leurs fonctions.
  • Gouvernance et administration des identités (IGA) :coordonne la gestion des identités au moyen de politiques, en automatisant la création, la modification et la suppression des droits d'accès, et en effectuant des contrôles et des audits d'accès.
  • Gestion du cycle de vie :gère les identités depuis l'intégration jusqu'au départ, en passant par les changements de rôle, en veillant à ce que les droits d'accès soient révoqués lorsqu'ils ne sont plus nécessaires.
  • Annuaires centralisés :des systèmes tels que LDAP et Active Directory constituent la colonne vertébrale de la gestion des identités et des accès (IAM), en fournissant une source unique et fiable pour l'authentification et l'autorisation.

Fonctionnalités essentielles du PAM

PAM concentre ses efforts sur les comptes à risque élevé et met en place des contrôles plus stricts :

  • Contrôle d'accès renforcé :régit de manière stricte qui peut utiliser des comptes privilégiés et dans quelles conditions.
  • Gestion des sessions :surveille et contrôle les sessions privilégiées afin que l'activité soit observable et, si nécessaire, puisse être interrompue.
  • Rotation des identifiants :modifie régulièrement les identifiants privilégiés afin de limiter la valeur d'un secret volé.
  • Audit des activités privilégiées :suit et consigne toutes les opérations effectuées à l'aide de comptes privilégiés afin de faciliter les enquêtes et de garantir la conformité.

Comparaison des fonctionnalités en un coup d'œil

Le tableau ci-dessous présente la manière dont chaque discipline aborde cette même dimension. L’IAM privilégie un accès large et permanent pour un grand nombre d’identités ; le PAM privilégie un accès restreint et étroitement contrôlé pour un petit nombre d’utilisateurs à haut risque.

Dimension IAM PAM
Population concernée Toutes les entités : salariés, prestataires, clients, comptes de service, charges de travail Le sous-ensemble disposant de droits étendus : administrateurs de domaine, root, administrateurs de bases de données, opérateurs d'autorité de certification, comptes d'urgence
Question centrale Qui êtes-vous, et à quelles ressources, lieux, etc. avez-vous accès ? Comment les droits d'accès privilégiés sont-ils accordés, limités et justifiés a posteriori ?
Échelle type De quelques milliers à plusieurs millions d'identités De quelques dizaines à quelques milliers de comptes
Modèle d'accès Droits permanents, fondés sur un rôle ou un attribut, réexaminés périodiquement « Juste à temps », « à durée déterminée », « soumis à validation » ; le privilège permanent est considéré comme un défaut
Gestion des identifiants Identifiants détenus par l'utilisateur, jetons fédérés (SAML, OIDC), clés d'accès Secrets stockés dans un coffre-fort ou transmis par un intermédiaire, que l’utilisateur ne voit souvent jamais ; rotation automatique après utilisation
Traitement par séance Session établie, puis largement ignorée Surveillance via un serveur proxy, enregistrement, suivi des frappes, avec parfois une coupure en temps réel
État d'authentification Le protocole MFA s'impose de plus en plus comme la norme de référence en matière d'authentification Authentification multifactorielle (MFA) renforcée à chaque niveau d'élévation, souvent associée à un processus de validation par un approbateur
Risque principal visé Surprovisionnement, comptes orphelins, dérive des droits d'accès Vol d'identifiants, déplacement latéral, utilisation abusive par un initié, action administrative non détectée
Rayon de l'explosion à l'origine de la défaillance Vaste mais superficiel : les données d'un utilisateur Un problème mineur mais aux conséquences catastrophiques : répertoire, autorité de certification, hyperviseur, environnement cloud
Facteur déterminant du cycle de vie Nouveaux arrivants, personnes en mutation et départs, généralement recrutés par les RH Demande-approbation-transmission-révocation, par tâche
Points d'accent de l'audit Certification d'accès, attestation de séparation des fonctions Enregistrements de sessions, journaux d'command , enregistrements des opérations de « checkout » et de « check-in »
Contrôles représentatifs SSO, gestion des droits d'accès (SCIM), contrôles d'accès, RBAC et ABAC Coffre-fort de mots de passe, gestionnaire de sessions, élévation de privilèges JIT, gestion des secrets pour les communications entre machines

 

Là où la frontière devient floue

La distinction claire entre les « utilisateurs lambda relevant de l'IAM » et les « administrateurs relevant du PAM » devient de plus en plus difficile à maintenir. Les approches modernes en matière de sécurité étendent à tous les utilisateurs les contrôles qui étaient auparavant réservés aux comptes privilégiés.

Le modèle « Zero Trust » en est l’exemple le plus parlant. Il part du principe qu’aucun élément, à l’intérieur ou à l’extérieur du périmètre du réseau, ne doit bénéficier d’une confiance automatique ; chaque utilisateur et chaque appareil doit donc être vérifié avant que l’accès ne soit accordé, avec une surveillance continue et l’application du principe du « privilège minimal » à tous les niveaux. L’accès « juste à temps » (JIT) renforce ce principe en n’accordant un accès temporaire que pour la durée nécessaire à l’exécution d’une tâche, puis en le révoquant automatiquement. Ces deux principes étaient autrefois les caractéristiques distinctives de l’accès privilégié. Aujourd’hui, ils deviennent des attentes de base pour l’ensemble des utilisateurs.

Le changement le plus important concerne les entités auxquelles s'appliquent ces contrôles. De nombreuses identités de machines disposent d'un accès privilégié pouvant être utilisé pour exfiltrer de grands volumes de données ou accéder à des bases de données regorgeant d'enregistrements clients. Cela a poussé les organisations à appliquer aux machines des contrôles d'accès privilégié, à l'instar de ce qu'elles font depuis longtemps pour les utilisateurs humains, notamment en renouvelant régulièrement les identifiants pour se protéger contre les attaques par rejeu et en sécurisant les coffres-forts contenant les secrets d'automatisation et d'IoT . En d'autres termes, la notion d'accès privilégié s'étend bien au-delà de l'administrateur humain.

Identités des machines : la lacune laissée par ces deux disciplines

C'est là que le débat entre l'IAM et le PAM devient particulièrement intéressant, car ces deux systèmes ont été conçus avant tout pour les humains, alors que ceux-ci sont désormais minoritaires.

L'ampleur du problème

Les machines sont plus nombreuses que les personnes, et leur nombre augmente rapidement. Les entreprises constatent que le nombre d'identités machine croît à un rythme environ deux fois supérieur à celui des identités humaines. Une entreprise gère aujourd'hui en moyenne des milliers de conteneurs, de microservices et d'applications, chacun disposant de ses propres identifiants. Pour chaque employé, il peut y avoir des dizaines, voire des centaines d'identités non humaines.

Le problème de visibilité est tout aussi frappant que la croissance. Dans le rapport 2023 « State of Machine Identity Management » d’ Keyfactor, qui a interrogé 1 280 professionnels de l’informatique et de la sécurité, plus de la moitié ont déclaré que leur entreprise ne savait pas combien de clés et de certificats elle possédait. Pas moins de 72 % ont indiqué que l’utilisation croissante des clés et des certificats avait considérablement alourdi leur charge opérationnelle, et 58 % se sont dits préoccupés par le risque croissant de mauvaise configuration.

Pourquoi les solutions IAM et PAM traditionnelles ne sont pas à la hauteur

Les identités des machines ne s'intègrent pas facilement dans les outils conçus pour les humains. Plusieurs lacunes structurelles reviennent régulièrement :

  • Manque de visibilité :les identités des machines sont créées par différentes équipes à l'aide d'outils variés, ce qui donne lieu à un environnement fragmenté. De nombreuses entreprises ignorent combien elles en possèdent, où elles se trouvent ou à quoi elles ont accès.
  • Absence de gouvernance :il n'existe souvent aucune politique centralisée régissant la manière dont les identifiants des machines sont délivrés, renouvelés ou révoqués. Les identifiants sont souvent codés en dur dans des scripts, stockés en texte clair ou tout simplement oubliés après le déploiement.
  • Processus manuels et fragmentés :le manque d'uniformité des outils rend la création, la rotation ou la suppression des identifiants des machines lentes et sources d'erreurs, ce qui favorise l'émergence d'un « shadow IT » et de voies d'accès non surveillées.
  • Élargissement de la surface d'attaque :les identités des machines non gérées ou dont la validité a expiré constituent une cible de choix. La compromission de l'une d'entre elles peut permettre à un attaquant d'accéder à des systèmes critiques, à des pipelines de données ou à une infrastructure cloud.

Une partie de la difficulté tient au fait que les identités des machines ne se comportent en rien comme celles des humains. Certaines sont éphémères et ne durent que le temps d’un microservice, soit trente secondes. D’autres persistent pendant des années, voire indéfiniment. Cette variabilité rend difficile l’application des pratiques standard en matière d’identité, qui partent du principe que les comptes ont une longue durée de vie et sont liés à des personnes réelles.

PKI comme fondement de l'identité des machines

Parmi les nombreux types d'identifiants utilisés pour les machines, les certificats numériques X.509 émis via une infrastructure à clé publique (PKI) occupent une place à part. Ils garantissent une authentification forte grâce à des paires de clés cryptographiques, une communication chiffrée pour protéger les données en transit, ainsi qu'une identité vérifiable liée à des politiques et à des contrôles du cycle de vie.

La principale différence réside dans la pérennité de la confiance. Contrairement aux jetons ou aux mots de passe, les certificats sont non réutilisables, inviolables et sécurisés sur le plan cryptographique, ce qui les rend particulièrement adaptés aux architectures « zero trust ». Keyfactor présente PKI non pas comme une simple identité de machine parmi d’autres, mais comme une infrastructure essentielle : la racine de confiance qui permet une communication sécurisée entre machines à grande échelle.

Type d'identifiant : l'axe réel

Dès lors que des machines entrent en jeu, la manière la plus pertinente d'envisager la question de l'accès ne consiste pas simplement à opposer les utilisateurs humains aux utilisateurs privilégiés. Il convient plutôt de s'appuyer sur le type d'identifiant. Chaque type d'identifiant présente une durée de vie, un profil de risque et des besoins de gestion qui lui sont propres, et cette distinction revêt souvent plus d'importance que l'identité de la personne ou de l'entité derrière le compte.

L'éventail des diplômes et certifications

Les identités non humaines reposent sur un large éventail de secrets, de clés et de certificats :

  • clés API
  • Des jetons tels que OAuth et JWT
  • Mots de passe
  • Comptes (service, cloud, système et application)
  • Clés de chiffrement
  • Clés SSH
  • Certificats X.509, notamment les formats « TLS », « client » et « SPIFFE »

Chacune de ces méthodes sécurise les interactions entre machines, qu’il s’agisse d’un pipeline CI/CD utilisant un jeton OAuth pour déployer du code, d’un appareil « IoT » utilisant un certificat « TLS » pour envoyer des données de télémétrie, ou encore d’une machine virtuelle dans le cloud s’authentifiant auprès d’un service de stockage à l’aide d’un compte de service. Chacune présente également une durée de vie et un comportement en cas de défaillance qui lui sont propres ; c’est pourquoi il est risqué de les traiter comme un ensemble indifférencié.

Pourquoi les certificats se comportent-ils différemment ?

Il convient de distinguer les certificats du reste de l'éventail des moyens d'authentification. Les jetons et les mots de passe sont des secrets réutilisables : si l'un d'entre eux est copié, il peut être réutilisé. Les certificats, quant à eux, sont non réutilisables, inviolables et cryptographiquement sécurisés ; ils sont liés à des paires de clés et à des contrôles de cycle de vie qui régissent leur émission, leur renouvellement et leur révocation.

Cette différence a une incidence sur la manière dont ils doivent être gérés. Un mot de passe peut être renouvelé selon un calendrier défini ; un certificat s'inscrit quant à lui dans une chaîne de confiance et nécessite un inventaire, l'application de règles relatives à la taille des clés et à leur durée de validité, ainsi qu'un renouvellement automatisé. Dans un environnement où les microservices peuvent demander des certificats toutes les quelques minutes, la gestion manuelle n'est tout simplement pas évolutive.

Conformité

La gestion des identités et des accès (IAM), la gestion des accès privilégiés (PAM) et la gestion des identités des machines relèvent toutes directement des obligations réglementaires. L’IAM favorise la conformité en appliquant des politiques d’accès conformes à des réglementations telles que le RGPD et la loi HIPAA, en automatisant la création et la suppression des comptes, et en générant les rapports attendus par les auditeurs. L’octroi d’accès en fonction de rôles prédéfinis et leur révocation rapide correspondent exactement à ce que les autorités de régulation souhaitent voir documenté.

L'accès privilégié fournit les éléments de preuve qui intéressent le plus les auditeurs en matière d'activités à haut risque : enregistrements de sessions, journaux d'command , ainsi que les informations indiquant qui a utilisé un compte et à quel moment. C'est là que les capacités d'audit du PAM se transforment en preuves prêtes à être présentées lors d'un audit.

Les identités des machines constituent souvent un angle mort. Lorsqu’elles ne sont pas gérées, elles deviennent une source courante de non-conformité, au même titre que les pannes et les violations de sécurité. Pour combler cette lacune, il est nécessaire d’appliquer aux identifiants des machines des politiques, des audits et des processus de validation cohérents, avec la même rigueur que celle utilisée pour les comptes des utilisateurs, afin que chaque création et chaque modification laissent une trace.

Où cela va-t-il mener ?

La tendance est à la convergence. Les identités humaines et machines évoluent vers une approche unique régie par les mêmes principes, et le rythme de la transformation numérique, porté par la migration vers le cloud, l’essor des machines et le passage aux méthodes Agile et DevOps, rend cette évolution inévitable.

Une stratégie IAM agile pour l'ensemble du personnel repose sur quelques principes qui s'appliquent aussi bien aux personnes qu'aux machines :

  • Accès « juste à temps » :obliger les machines à demander l'accès et à s'authentifier à chaque fois, plutôt que de rester connectées en permanence.
  • Accès adapté au contexte :comprendre pourquoi une identité donnée a besoin d'un accès spécifique avant de le lui accorder.
  • Privilèges limités au strict nécessaire :n'accorder que les droits d'accès et les autorisations indispensables à l'exécution de la tâche.
  • Automatisation :Intégrer des processus automatisés afin d’opérer à la vitesse requise tout au long du cycle de vie complet de chaque identité, tout en conservant une visibilité sur celui-ci.

Deux facteurs vont façonner l'avenir. Les agents d'IA apparaissent comme une nouvelle vague d'acteurs non humains qui interagissent, s'authentifient et échangent des données en permanence, ce qui aggrave encore le problème de l'identité. Par ailleurs, la cryptographie post-quantique passe du stade théorique à celui de la planification, raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en place une infrastructure de confiance durable, conçue pour faire face aux défis quantiques. Au cœur de tout cela, l'PKI e reste le fondement : la base de la confiance qui s'adapte à mesure que les identités se multiplient.

Comment Keyfactor vous aider

Assurer la sécurité des identités à l'échelle des machines revient à établir la confiance et à l'automatiser. L'approche d'Keyfactorconsiste à rendre les identités non humaines visibles, vérifiables et sécurisées dès leur conception, en s'appuyant sur le principe de « l'PKI » :

  • Établissez une base de confiance solidegrâce à l’ PKI , une solution de niveau entreprise conçue pour répondre aux besoins en constante évolution de la cryptographie et des cas d’utilisation liés à l’identité des machines, notamment grâce à la prise en charge de la cryptographie post-quantique.
  • Alignez les identités sur les besoins de l'entrepriseen adaptant la délivrance des certificats et les contrôles d'accès aux exigences spécifiques de chaque charge de travail, système et environnement.
  • Automatisez l'ensemble du cycle de vie des certificats,de leur émission à leur renouvellement en passant par leur révocation, afin d'éliminer les interruptions de service, de réduire les tâches manuelles et de garantir une confiance constante.
  • Appliquez une politique et une gouvernance cohérentesdans tous les environnements grâce à des contrôles précis, des audits et des processus de validation.
  • Intégrez vos solutions en toute flexibilitédans des environnements hybrides, cloud et multicloud grâce à diverses options de déploiement et à des API, sans dépendance vis-à-vis d'un fournisseur.

Les résultats sont concrets. Une banque multinationale gérant plus d’un million de certificats au sein d’une infrastructure hybride a automatisé l’émission, le renouvellement et la révocation de ces certificats. Elle a ainsi réduit de 90 % les tâches manuelles sans subir aucune interruption critique, et ce, en accordant aux identités des machines une place centrale dans son programme de sécurité.

Vous avez des questions sur l'IAM et le PAM ? Nous avons les réponses.

Quelle est la différence entre l'IAM et le PAM ?
L'IAM est le cadre général qui permet d'accorder aux personnes habilitées un accès approprié aux ressources tout au long de leur cycle de vie. Le PAM est un sous-ensemble spécialisé de l'IAM qui contrôle, surveille et sécurise l'accès des utilisateurs privilégiés, tels que les administrateurs. En résumé, l'IAM s'applique à tous les utilisateurs, tandis que le PAM met en place des contrôles plus stricts pour les comptes à haut risque.

La gestion des accès privilégiés (PAM) fait-elle partie de la gestion des identités et des accès (IAM) ou s'agit-il d'un domaine distinct ?
La
gestion des accès privilégiés (PAM) est un sous-ensemble spécialisé de la gestion des identités et des accès (IAM). Elle s'inscrit dans le cadre de l'IAM, mais ajoute un niveau de sécurité supplémentaire pour les comptes privilégiés, notamment la gestion des sessions, l'audit et la rotation des identifiants.

Pourquoi les comptes privilégiés nécessitent-ils des contrôles supplémentaires ?
Les comptes privilégiés permettent d'apporter des modifications à l'échelle du système et d'accéder à des données sensibles ; ainsi, leur compromission entraîne des dommages bien plus importants que celle d'un compte standard. Le PAM répond à ce problème en assurant le suivi, l'audit et le contrôle rigoureux de l'utilisation de ces comptes.

Quelles fonctionnalités le PAM apporte-t-il en plus par rapport à l'IAM, qui en est généralement dépourvu ?
Le PAM intègre la gestion des sessions, la rotation des identifiants, le stockage sécurisé des secrets et l'audit détaillé des activités privilégiées. L'IAM standard se concentre davantage sur l'authentification, l'autorisation, l'authentification unique (SSO) et la gouvernance pour l'ensemble des utilisateurs.

Les solutions IAM et PAM prennent-elles en charge les identités machine ?
Pas vraiment. Ces deux solutions ont été conçues principalement pour les utilisateurs humains, alors que les identités machine sont désormais plus nombreuses que les utilisateurs humains et restent souvent sans gestion, sans suivi et sans protection. Pour combler cette lacune, il faut généralement recourir à l’ PKI , ainsi qu’à l’automatisation du cycle de vie des certificats.

Quels types d'identifiants sont utilisés pour les identités non humaines ?
Parmi les types courants, on trouve les clés API, les jetons tels que OAuth et JWT, les mots de passe, les comptes de services et de cloud, les clés de chiffrement, les clés SSH et les certificats X.509. Les certificats se distinguent par le fait qu'ils ne sont pas réutilisables, qu'ils sont inviolables et qu'ils offrent une sécurité cryptographique.

Comment les solutions IAM et PAM contribuent-elles à la conformité ?
Ces deux solutions permettent de faire respecter les politiques d’accès, d’automatiser l’attribution et la suppression des droits d’accès, et de générer les pistes d’audit exigées par les autorités de régulation dans le cadre de réglementations telles que le RGPD et la loi HIPAA. Les identités de machines non gérées constituent une source fréquente de non-conformité.

Quelle est la voie d'avenir de la gestion des identités et des accès ?
Vers une approche unifiée qui traite les identités humaines et non humaines avec la même rigueur, fondée sur le modèle « Zero Trust » et l'accès « juste à temps », une automatisation poussée, l'PKI e comme fondement de la confiance, ainsi que la préparation aux agents d'IA et à la cryptographie post-quantique.